Les origines

Un peu d’histoire ?

L’aloé vera est une plante « grasse » (même famille que l’ail et l’oignon) utilisée depuis l’antiquité. En égypte elle était considérée comme « la plante de l’immortalité » et entrait dans les différentes formules recommandées contre les maux de tête, les douleurs à la poitrine, les brûlures, les ulcères et les maladies de peau.

« Remède d’harmonie » pour la civilisation chinoise, « l’élixir de Jouvence » pour les Mésopotamiens, Christophe Colomb l’appelait « le docteur en pot« , « guérisseur silencieux » pour les Hindous, l’aloé était la « fontaine de Jouvence » pour les Amérindiens, la « médecine divine » par les Grecs et les Romains : divers médecins ou savants de cette époque signalent l »intérêt de la plante pour soigner les contusions, les blessures et les gerçures, pour traiter les furoncles et les affections oculaires, pour soulager les ulcères génitaux, pour arrêter la chute des cheveux, pour embellir la peau, etc…

A partir du Moyen-Age, ne poussant que sous des climats chauds, la plante avait peu de considération de la part des Européens du Nord contrairement en Espagne, Portugal et Italie . Elle appartenait même davantage au folklore et au mythe qu’à la réalité. Sa conservation nécessitant des moyens qui seront découverts bien plus tard ne permit pas à la plante de se faire connaître au delà de la légende.

Au fil des années, tandis que la plante continuait de soigner traditionnellement les maux internes et externes de par le monde offrant le climat nécessaire à sa culture, l’Europe et ses avancés médicales modernes imposent une vision laborantine des remèdes, occultant peu à peu comme pour d’autres végétaux, ses bienfaits ancestralement reconnus.

Ce n’est qu’à la seconde moitié du XIXème que la science moderne s’est emparée de cette plante prodigieuse. En 1912, Johnstone découvrit que la pulpe pouvait guérir les brûlures et en 1930 Collins prouva que l’aloès était capable de réduire les effets néfastes des radiations. Dès lors le monde médical et scientifique en étudia très sérieusement la composition chimique.

Il faudra attendre les années 60 pour qu’un pharmacien du Texas, Bill Coats dépose des brevets de conservation et de stabilisation à froid du gel afin de pouvoir le commercialiser tout en gardant ses propriétés curatives intactes. Seul ce procédé breveté garantit une pulpe pure, sans aloïne (substance irritative et laxative de la sève).

Depuis, comme le démontre la thèse pour le diplôme d’état de docteur en pharmacie d’Emmanuel MORIN, présentée et soutenue publiquement en 2009, les recherches n’ont cessé de progresser: il fut démontré que le gel d’aloès pouvait réhydrater et freiner considérablement le vieillissement de la peau, puis on découvrira dans la plante des enzymes anti-douleur, calmants et cicatrisants. Bien d’autres chercheurs révélèrent d’autres propriétés thérapeutiques, notamment son pouvoir antiviral.

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